Il y a 100 ans, le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg était assassinée

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A l’occasion du centième anniversaire de sa mort, voici l’occasion de publier un des articles de Rosa Luxemburg peu connu du grand public sur la paix séparée entre la Russie bolchevique et l’Allemagne signée à Brest-Litovsk. Rosa exprime son opposition au traité qu’elle perçoit comme une «capitulation du prolétariat révolutionnaire russe devant le militarisme allemand» et qui aboutit à «un énorme renforcement de l’impérialisme allemand» selon elle. Dans cette article, Rosa critique pour la première fois (mais pas la dernière) certains dirigeants de la nouvelle Russie en parlant du «raisonnement complètement faux de Trotsky» par exemple. Elle dénonce aussi la mise à l’écart des socialistes-révolutionnaires de gauche (annonçant la dictature d’un seul parti) et les «échecs des bolcheviks». 

A lire la traduction en français de l’article de Rosa ci-dessous:

La tragédie russe

Par Rosa Luxemburg pour Spartacus n°11 en septembre 1918

Rosa Luxemburg

Rosa Luxemburg

Depuis le traité de Brest-Litovsk, la révolution russe est entrée dans une phase très difficile. La politique qui a guidé l’action des bolcheviks est évidente: la paix à tout prix pour obtenir un répit, pendant lequel ils pourront étendre et consolider la dictature du prolétariat en Russie et réaliser le plus grand nombre de réformes socialistes possible. Ils prévoient ainsi d'attendre le déclenchement de la révolution internationale du prolétariat tout en l'accélérant grâce à l'exemple russe. Dans la mesure où l’infinie lassitude des masses russes face à la guerre et en même temps la désorganisation militaire léguée par le tsarisme faisaient que la poursuite de la guerre semblait une perte inutile de sang russe, il n'y avait pas d'autre solution que de conclure la paix aussi rapidement que possible. . C'est ainsi que Lénine et ses camarades ont évalué la situation.

Leur décision a été dictée par deux points de vue révolutionnaires: la foi inébranlable en la révolution européenne du prolétariat, seule issue possible et conséquence inévitable de la guerre mondiale, et leur détermination également inébranlable à défendre par tous les moyens le pouvoir qu'ils avaient conquis en Russie, afin de réaliser les changements les plus énergiques et les plus radicaux.

Cependant, ces calculs ont largement négligé le facteur le plus crucial, à savoir le militarisme allemand, auquel la Russie s'est rendue sans condition par le biais de la paix séparée. Le traité de Brest-Litovsk n'était en réalité que la capitulation du prolétariat révolutionnaire russe devant le militarisme allemand. Certes, Lénine et ses amis ne se trompaient pas, pas plus qu’ils n’ont cherché à tromper là-dessus. Ils ont candidement admis leur capitulation. Malheureusement, ils se sont trompés en espérant obtenir un répit véritable au prix de cette capitulation, qui leur permettrait de se sauver de l'enfer de la guerre mondiale par le biais d'une paix séparée. Ils n'ont pas tenu compte du fait que la capitulation de la Russie à Brest-Litovsk entraînait le renforcement considérable de la politique impérialiste pan-allemande et, partant, la réduction des chances d'un soulèvement révolutionnaire en Allemagne. Ils n’ont pas vu non plus que cette capitulation ne provoquerait pas la fin de la guerre contre l'Allemagne, mais simplement le début d'un nouveau chapitre de cette guerre.

En réalité, la «paix» de Brest-Litovsk est une illusion. Pas un instant, il n'y a eu la paix entre la Russie et l'Allemagne. La guerre a continué depuis Brest-Litovsk jusqu'à présent, mais c’est une guerre unique en son genre, menée par un seul camp : avance allemande systématique et retraite bolchevique tacite, étape par étape. L’occupation de l’Ukraine, de la Finlande, de la Lituanie, de l’Estonie, de la Crimée, du Caucase et d’étendues de plus en plus vastes au sud de la Russie est le résultat de «l’état de paix» existant depuis Brest-Litovsk.

Et cela a signifié un certain nombre de choses. En premier lieu, l'étranglement de la révolution et la victoire de la contre-révolution dans les bastions révolutionnaires de la Russie. Pour la Finlande, les provinces baltes, l’Ukraine, le Caucase, la région de la mer Noire, toutes ces régions sont partie de la Russie, à savoir le territoire de la révolution russe, quels que soient les phrases vides des discoureurs petit-bourgeois qui peuvent raconter ceux qu’ils veulent à propos du «droit d’autodétermination nationale»[1].

Deuxièmement, cela signifie couper la partie grand-russe du territoire révolutionnaire des régions productrices de blé et de charbon et des sources de minerai de fer et de naphte, c'est-à-dire des ressources économiques les plus importantes et les plus vitales de la révolution.

Troisièmement, l'encouragement et le renforcement de tous les éléments contre-révolutionnaires au sein de la Russie, leur permettant ainsi d'offrir la plus forte résistance aux bolcheviks et à leurs mesures.

Quatrièmement, l’Allemagne jouera le rôle d’arbitre dans les relations politiques et économiques de la Russie avec ses propres provinces: la Finlande, la Lituanie, l’Ukraine et le Caucase, ainsi qu’avec ses voisins, par exemple la Roumanie.

Le résultat global de cette influence illimitée de l’Allemagne sur la Russie a naturellement été un énorme renforcement de l’impérialisme allemand, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et donc bien sûr un renforcement de la résistance chauffée à blanc et de la volonté de guerre des puissances de l’Entente, c’est à dire la prolongation et l’intensification de la guerre mondiale. Et il y a bien plus: l'incapacité de la Russie à se défendre, telle que révélée par l'occupation progressive allemande, devait naturellement inciter l'Entente et le Japon à lancer une contre-offensive sur le territoire russe afin de lutter contre l'énorme prédominance de l'Allemagne et satisfaire ainsi leurs appétits impérialistes au détriment du colosse sans défense. Maintenant, le nord et l'est de la Russie européenne, ainsi que l'ensemble de la Sibérie, sont coupés et les bolcheviks sont isolés de leurs dernières sources d'approvisionnement indispensable.

Le résultat final du traité de Brest-Litovsk est donc d'encercler, d'affamer et d'étrangler la révolution russe de toutes parts.

Mais également à l'intérieur du pays, sur le territoire que les Allemands ont laissé aux bolcheviks, le pouvoir et la politique de la révolution ont été plongés dans des situations difficiles. Les assassinats de Mirbach et d'Eichhorn [2] constituent une réponse tangible au règne de terreur de l'impérialisme allemand en Russie. Certes, la social-démocratie a toujours dénoncé la terreur en tant qu'acte individuel, mais uniquement parce qu'elle considérait que la lutte de masse était la méthode la plus efficace, et non parce qu'elle préférait tolérer passivement un despotisme réactionnaire. C’est en effet l’une des nombreuses fausses informations du Bureau télégraphique de Wolff qui dit que les socialistes-révolutionnaires de gauche ont perpétré ces assassinats à l’instigation ou sur ordre de l’Entente. Ces assassinats visaient à envoyer un signal de soulèvement collectif contre le gouvernement allemand, à moins qu’il ne s’agisse d’actes de vengeance impulsifs, nés du désespoir et de la haine à l’égard du sanglant gouvernement allemand. Cependant, quelle que soit leur intention, ils mettaient gravement en danger la cause de la révolution en Russie en créant des divisions au sein des groupes socialistes jusque-là au pouvoir. Ils ont creusé un fossé entre les bolcheviks et les socialistes-révolutionnaires de gauche; en fait, ils ont créé un abîme et une inimitié mortelle entre les deux ailes de l'armée révolutionnaire [3].

Certes, les différences sociales - l'opposition entre les paysans propriétaires et le prolétariat paysan - auraient créé tôt ou tard une scission entre les bolcheviks et les socialistes-révolutionnaires de gauche. Cependant, jusqu'à l'assassinat de Mirbach, on n’en était pas là. Quoi qu'il en soit, le fait est que les socialistes-révolutionnaires de gauche apportaient leur soutien aux bolcheviks. La révolution d’octobre qui a amené les bolcheviks au pouvoir, le démembrement de l’Assemblée constituante, les réformes des bolcheviks n’auraient guère été possibles sans la coopération des socialistes-révolutionnaires de gauche. Seul Brest-Litovsk et ses séquelles ont permis de creuser l'écart entre les deux ailes. Maintenant, l’impérialisme allemand apparaît comme un arbitre entre les bolcheviks et leurs alliés révolutionnaires d’hier, de même que l’arbitre de leurs relations (des bolcheviks) avec les provinces frontalières de la Russie et leurs États voisins. De ce fait, la résistance au régime bolchevique et aux réformes, très grande dans tous les cas, va augmenter. Il est clair que la base sur laquelle repose leur pouvoir a été considérablement réduite. Il est probable que cette rupture et cette division internes des éléments hétérogènes de la révolution étaient inévitables, comme dans chaque révolution en développement qui se radicalise progressivement. Cependant, cela soulève une controverse sur la dictature militaire allemande brutale telle qu’elle influe sur la révolution russe. L'impérialisme allemand est l'épine dans la chair de la révolution russe.

Et pourtant, ce n'est pas là tout le danger! Le cercle de fer de la guerre mondiale, qui semblait avoir été brisé à l'est, englobe à nouveau sans relâche le monde entier: l'Entente avance avec des troupes tchèques et japonaises depuis le nord et depuis l'est, conséquence naturelle et inévitable de l'offensive allemande venant de l'ouest et du sud. Les flammes de la guerre mondiale embrasent le sol russe et pourraient à tout moment engloutir la révolution russe. Se retirer de la guerre mondiale - même au prix des plus grands sacrifices - est une chose qu’il est tout simplement impossible à la Russie de faire.

Et maintenant, la perspective la plus terrible se profile devant les bolcheviks, ultime étape de leur parcours: une alliance entre les bolcheviks et l'Allemagne! Ceci, assurément, constituerait le dernier maillon de cette chaîne désastreuse que la guerre mondiale a passée au cou de de la révolution russe: d’abord le recul, puis la capitulation et enfin une alliance avec l'impérialisme allemand. De la sorte, la Révolution russe serait jetée par la guerre mondiale, alors qu’elle cherchait à s’en retirer à tout prix, dans le camp opposé – passant du côté de l'Entente à l’époque du tsar, au côté de l’Allemagne sous les bolcheviks [4].

Il est tout à l'honneur du prolétariat révolutionnaire russe que son premier geste après le déclenchement de la révolution ait été le refus de continuer à se battre comme mercenaire de l'impérialisme franco-anglais. Cependant, compte tenu de la situation internationale, se mettre militairement au service de l'impérialisme allemand est bien pire.

Trotsky aurait dit que si la Russie devait choisir entre l'occupation japonaise et l'occupation allemande, elle choisirait celle-ci, l'Allemagne étant beaucoup plus mûre pour la révolution que le Japon. L'aspect angoissant de ces spéculations est évident. Car le Japon n’est pas le seul adversaire de l’Allemagne; il en va de même pour l’Angleterre et la France, et personne ne peut dire si leur situation interne est plus favorable que celle de l’Allemagne à la révolution prolétarienne.

Le raisonnement de Trotsky est de plus complètement faux, car la perspective et la possibilité d’une révolution en Allemagne s’atténuent à chaque fois que le militarisme allemand se renforce ou remporte une victoire.

D’autre part, il faut prendre en compte d’autres considérations. Une alliance entre les bolcheviks et l’impérialisme allemand serait le plus grave coup moral que l’on puisse infliger au socialisme international. La Russie était le dernier endroit où subsistait le socialisme révolutionnaire associé à la pureté des principes et des idéaux. C’était un endroit vers lequel tous les éléments socialistes sincères d’Allemagne et d’Europe pouvaient se tourner pour se soulager du dégoût qu’ils ressentaient face aux pratiques du mouvement ouvrier en Europe de l’ouest, afin de s’armer du courage de persévérer et de croire en des actions et des convictions sincères. Le rapprochement grotesque de Lénine et de Hindenburg éteindrait la source de lumière morale de l’est. Il est évident que les dirigeants allemands brandissent une arme sur la tête du gouvernement soviétique et exploitent sa situation désespérée afin de lui imposer cette alliance monstrueuse. Mais nous espérons que Lénine et ses amis ne se rendront pas à quelque prix que ce soit et qu’ils répondront à cette demande déraisonnable par un catégorique: "Jusqu’ici, mais pas plus loin!"

Une révolution socialiste soutenue par les baïonnettes allemandes, la dictature du prolétariat sous le haut patronage de l'impérialisme allemand - ce serait l'événement le plus monstrueux auquel nous puissions assister. Et qui plus est, ce serait une pure utopie. Indépendamment du fait que le prestige moral des bolcheviks serait détruit dans le pays, ils perdraient toute liberté de mouvement et leur indépendance, même dans la politique intérieure, et disparaîtraient de la scène dans un délai très bref. Tout enfant peut voir que l’Allemagne n’attend que l’opportunité de s’associer à un Milioukov, un Hetman ou Dieu sait quel autre personnage ou politicien obscur pour mettre fin à la grandeur bolchevique. Ils n'attendent que l'occasion de confier à Lénine et à ses camarades (comme aux Ukrainiens, aux Lybinsky et aux autres) le rôle de cheval de Troie, un rôle qui, lorsqu'il est achevé, signifie le suicide pour les acteurs.

Si cela devait se produire, tous les sacrifices jusqu’à présent, y compris le grand sacrifice de Brest-Litovsk, auraient été totalement vains, car le prix du sacrifice serait finalement une faillite morale. Toute destruction politique des bolcheviks dans une lutte honnête contre les forces écrasantes et les pressions hostiles de l’histoire serait préférable à la destruction morale.

Les bolcheviks ont certes commis un certain nombre d'erreurs dans leur politique et le font peut-être encore - mais quelle est la révolution au cours de laquelle aucune erreur n'a été commise ! L'idée d'une politique révolutionnaire sans erreurs, et qui plus est, dans une situation totalement nouvelle, est tellement absurde qu'elle ne peut être que le fait d'un instituteur allemand. Si les soi-disant dirigeants du socialisme allemand perdent leurs soi-disant têtes dans une situation aussi inhabituelle qu'un vote au Reichstag, et s’ils paniquent et oublient tout leur socialisme dans une situation dont  la solution est pourtant clairement indiquée dans l’ABC du socialisme, peut-on s'attendre à ce qu'un parti, englué dans une situation vraiment épineuse, qui pourrait transformer le monde, ne commette pas d’erreur?

La position délicate dans laquelle se trouvent aujourd'hui les bolcheviks est cependant, ainsi que la plupart de leurs erreurs, une conséquence de l'incapacité fondamentale à résoudre le problème posé par le prolétariat international, et surtout allemand. Réaliser la dictature du prolétariat et une révolution socialiste dans un seul pays entouré de régimes impérialistes réactionnaires et dans la fureur de la guerre la plus sanglante de l'histoire de l'humanité – c’est vouloir résoudre la quadrature du cercle. Tout parti socialiste ne peut qu’échouer dans cette tâche et périr - qu’il ait ou non fait de la renonciation à soi-même sa règle directrice.

Nous aimerions voir les méduses sans épine dorsale, les gémisseurs, les Axelrod, Dan, Grigoryanz [5] ou autres, qui, tout en bavant, égrènent leur complainte contre les bolcheviks, dans les pays étrangers - regardez !  ils ont trouvé une oreille attentive dans des héros tels que Strøbel, Bernstein et Kautsky -, nous aimerions voir ces Allemands à la place des bolcheviks ! Toute leur compréhension supérieure se résoudrait en une alliance avec les Milioukov en politique intérieure et avec l'Entente en politique étrangère ; à cela s’ajouterait une renonciation consciente à toutes les réformes socialistes, voire à toute initiative allant dans ce sens, dans la politique intérieure - et cela parce qu’ils disent, dans leur sagesse débile, que la Russie est un pays agricole et que le capitalisme russe n’est pas suffisamment cuit.

Telle est la fausse logique d’une situation objective : tout parti socialiste au pouvoir en Russie aujourd'hui continuera de suivre une mauvaise tactique tant qu'il sera, en tant que membre de l'armée prolétarienne internationale, laissé en plan par le corps principal de cette armée.

Le blâme des échecs des bolcheviks retombe en dernière analyse sur le prolétariat international et surtout à cause de la bassesse sans précédent et persistante de la social-démocratie allemande. Ce parti qui, en temps de paix, prétendait marcher à la tête du prolétariat mondial, qui se permettait de conseiller et diriger le monde entier et qui comptait dans son propre pays au moins dix millions de partisans des deux sexes - c'est le même parti qui a trahi le socialisme vingt-quatre heures par jour pendant quatre ans, à la demande de la classe dirigeante, comme des mercenaires vénaux au Moyen Âge.

Les nouvelles sur la situation des bolcheviks qui nous parviennent de Russie sont un appel émouvant aux vestiges d’honneur subsistant dans les masses des travailleurs ou soldats allemands. Ils ont abandonné la Révolution russe de sang-froid, l’on laissée être déchirée, encerclée et affamée. Qu'ils interviennent maintenant, même à la onzième heure, pour sauver la Révolution du destin le plus terrible qui soit : un suicide moral, une alliance avec l'impérialisme allemand.

Il n’existe qu’une solution à la tragédie dans laquelle la Russie se débat: un soulèvement sur les arrières de l’impérialisme allemand, le soulèvement des masses allemandes, ce qui serait un signal à la révolution internationale qu’elle doit mettre fin à ce génocide. En ce moment fatal, préserver l’honneur de la révolution russe revient à défendre l’honneur du prolétariat allemand et des socialistes internationaux.

Notes de bas de page

[1] Très probablement une référence à Lénine, qui a souligné à plusieurs reprises la nécessité de l'autodétermination des minorités nationales de Russie. Dans l'exercice de ses fonctions, Lénine a convaincu le gouvernement soviétique de donner aux régions minoritaires de la Russie telles que la Finlande, l'Ukraine, la Biélorussie, les États du Caucase, les États baltes et d'autres, le droit de se séparer de la Russie. La politique soviétique d'autodétermination des minorités nationales a été modifiée après le départ de Lénine.

[2] Le maréchal von Eichhorn, commandant des forces allemandes en Ukraine, et le comte Marbach-Harff, ambassadeur d'Allemagne, ont été assassinés par le parti socialiste révolutionnaire russe en juillet 1918 dans le but de relancer la guerre avec l'Allemagne.

[3] Rosa Luxemburg écrit ceci peu de temps après les hostilités et la rupture entre les deux parties. Quelques mois plus tard, le parti de gauche SR s'est dissout et la plupart des membres ont rejoint le gouvernement soviétique.

[4] C’était une spéculation populaire, à commencer par le train scellé qui a amené Lénine, avec 31 autres socialistes de l’échelle politique, de l’Allemagne à la Finlande (Russie), pendant la Première Guerre mondiale. Aucune sorte d'alliance n'a été établie entre l'Union soviétique et l'Allemagne. Après l'échec militaire de l'Entente en Russie, c'est l'inverse qui a commencé: les puissances de l'Entente se sont rangées du côté de l'Allemagne contre l'Union soviétique et ont autorisé jusqu'en 1939 le militarisme allemand à violer de petites nations, assurant que les armées allemandes marcheraient droit vers Moscou.

[5] Principaux critiques mencheviks du gouvernement soviétique.

Lien de l’article en anglais (traduction de la version originale en allemand):

https://www.marxists.org/archive/luxemburg/1918/09/11.htm

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