Syrie: Un sort suspendu à huis clos, huit mois sans procédure judiciaire

Publié le par La Gazette du Citoyen

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) appelle à la libération immédiate de toutes les personnes dont l'implication dans des crimes n'est pas prouvée. Il insiste sur les principes du procès équitable et du respect des garanties procédurales.
Par l'Observatoire syrien des droits de l'homme le 30 juillet 2025 (traduit de l'arabe par Nizar)
Plus de 8000 détenus sont toujours incarcérés dans les prisons gouvernementales syriennes, confrontés à un sort inconnu depuis leur incarcération. Ils n'ont été déférés à aucune autorité judiciaire ni inculpés. Ce black-out accroît leur anxiété et suscite de nouvelles inquiétudes en matière de droits humains.

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8000 détenus sont toujours incarcérés dans les prisons gouvernementales syriennes

8000 détenus sont toujours incarcérés dans les prisons gouvernementales syriennes

Les autorités ont mené des raids massifs les 8, 9 et 10 décembre 2024, après la chute de l'ancien régime, sur la base de dénonciations sectaires ou sécuritaires, sans contrôle indépendant.
Alors que la liste des personnes innocentées comprenait auparavant des officiers et des soldats s'étant rendus volontairement après la chute de l'ancien régime, ainsi que des civils ayant annoncé leur reddition lors de raids ou aux points de contrôle de sécurité dans diverses zones, et d'anciens combattants ayant participé à des combats contre Daech dans le désert syrien, un certain nombre de personnes non incluses dans la liste revenaient d'Irak après y avoir accompli leurs missions militaires ou de sécurité.
Les sources ont indiqué qu'il avait été décidé de libérer plusieurs détenus dans un délai de trois mois, sans respecter les procédures établies ni publier de communiqués spéciaux pour quelque raison que ce soit. Cela soulève des questions quant aux implications de cette décision et aux entités responsables du transfert des 8000 détenus.
Des sources de l'Observatoire syrien des droits de l'homme ont indiqué qu'un certain nombre de détenus ont été transférés après une longue période dans les prisons d'Adra, de Hama et de Harem vers d'autres prisons, notamment celles de Kathir et d'Afrin, sans aucun changement de leur statut juridique ni aucune nouvelle mesure prise pour améliorer leurs conditions de détention.
Des sources fiables ont également indiqué que certains détenus de la prison de Harem, notamment des agents et des professionnels de santé, sont détenus depuis des mois sans inculpation ni enquête, malgré l'absence de preuve de violations ou de crimes commis contre des Syriens. La plupart d'entre eux travaillaient dans des centres de santé et des établissements de santé sous le régime précédent.
Si certains détenus ont été autorisés à rendre visite à leurs enfants, les circonstances restent floues, un grand nombre d'entre eux étant détenus sans enquête ni procès.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme affirme que la poursuite de cette affaire sans aucune résolution juridique ou en matière de droits de l'homme représente une violation flagrante des principes humanitaires les plus élémentaires et perpétue une politique de détention arbitraire de nature politique ou sectaire, dans un contexte de mépris continu du gouvernement pour les appels populaires et les appels en faveur des droits de l'homme visant à révéler le sort des détenus
URL de l'article en arabe:
https://www.syriahr.com/%d9%85%d8%b5%d9%8a%d8%b1-%d9%85%d8%b9%d9%84%d9%91%d9%82-%d8%ae%d9%84%d9%81-%d8%a7%d9%84%d9%82%d8%b6%d8%a8%d8%a7%d9%86-%d8%a2%d9%84%d8%a7%d9%81-%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%ad%d8%aa%d8%ac%d8%b2%d9%8a%d9%86/771918/

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